Réseau de transport

Investissements de RTE

RTE a investi 1,4 milliard d’euros en 2017

En 2017, le montant total des investissements de RTE au périmètre régulé par la CRE s’est élevé à 1393 M€, dont 1166 M€ consacrés au réseau. Les principaux investissements ont porté sur l’achèvement de la reconstruction de l’axe 225 kV assurant l’interconnexion entre la vallée du Rhône et le Massif Central (projet « 2Loires »), la mise en service du renforcement du Centre Bretagne (« Filet de sécurité Bretagne »), le démarrage des travaux sur la nouvelle interconnexion avec l’Angleterre (« IFA2 »), la poursuite des travaux de construction de l’interconnexion à courant continu entre la France et l’Italie passant par la galerie de sécurité du tunnel du Fréjus (« Savoie – Piémont »), et la restructuration du réseau 225 kV de la Haute Durance. 66 % des investissements réseaux ont été réalisés sur des ouvrages existants.
Les investissements dans les systèmes d’information et l’immobilier-logistique se sont élevés respectivement à 144 M€ et 83 M€ .

Le projet de programme d’investissement 2018 de RTE présenté au régulateur s’élève à 1 492 M€. Une part des investissements prévus répond aux besoins de raccordement des clients qui, par le biais de subventions d’investissements, sont en grande partie financés par les demandeurs. La hausse par rapport aux investissements 2017 s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : baisse des investissements destinés à garantir l’alimentation et faciliter les secours entre territoires (en raison de la stabilité de la consommation), accroissement des dépenses sur les grands projets (interconnexions Savoie-Piémont et IFA2, poursuite des autres grands projets de développement dont Haute Durance et Cergy-Persan, début des travaux de raccordement du parc éolien offshore de Fécamp), enfin poursuite d’investissements importants dans les systèmes d’information.

Les investissements de RTE s’inscrivent dans un contexte de besoins durablement élevés dans les années à venir afin de répondre aux enjeux de la transition énergétique. Le réseau français de transport d’électricité est en effet un maillon essentiel pour l’accueil de nouvelles productions dont les parcs éoliens en mer, et pour l’intégration énergétique européenne via le renforcement des capacités d’échanges transfrontaliers. RTE doit de plus préserver la sûreté d’exploitation des réseaux et garantir l’alimentation des zones de consommation et des territoires. RTE adapte sa stratégie d’investissements aux profondes mutations en cours du système électrique, privilégiant les solutions s’appuyant sur des ouvrages existants afin d’en maintenir ou accroître le service rendu, en particulier grâce aux solutions flexibles. Pour ce faire, RTE a pour ambition de développer les technologies numériques qui lui permettront d’optimiser ses décisions en termes d’exploitation, maintenance et évolution du réseau. Le programme d’investissements des prochaines années vise à faire de RTE le premier réseau de transport européen couplant puissance et digital.

Sur la période 2017-2020, 51% des projets visent à améliorer la sécurisation de l’alimentation électrique et près de 30% des investissements ont pour finalité principale l’accueil du nouveau mix énergétique. Le développement des nouvelles interconnexions représente 14% des investissements, et enfin 6% concernent des projets améliorant la sûreté du système électrique.

Pour accompagner ces évolutions, RTE privilégie de s’appuyer sur les ouvrages existants. En effet, 66% des investissements prévus concernent des projets destinés à rénover ou adapter le réseau actuel.

RTE a également pour ambition de développer les technologies numériques qui lui permettront d’optimiser ses décisions en termes de gestion, maintenance et évolution du réseau. Leur déploiement est indissociable des infrastructures à haute tension.

RTE agit pour l’environnement et le développement de la biodiversité

RTE déploie des actions pour réduire les impacts environnementaux de ses activités grâce à une meilleure utilisation de ses ressources et de l’énergie. Par exemple, RTE est engagé depuis 2004 dans une politique volontariste de réduction des fuites de SF6, gaz à fort pouvoir d’effet de serre. Ce gaz est indispensable aujourd’hui à l’isolation électrique des équipements, dont ceux présents dans les postes en bâtiment (Postes Sous Enveloppe Mécanique, faisant aujourd’hui l’objet d’une attente sociétale). En 2017, ce sont 5,77 tonnes de SF6 qui ont été émises. Des progrès sont attendus via la mise en œuvre d’une solution de récupération des fuites. Par rapport au niveau de 2008, la réduction des émissions atteint près de 17,6%.

RTE développe également des partenariats pour faire de ses couloirs de lignes des corridors de biodiversité. En effet, la quasi-totalité des ouvrages de RTE est située dans des zones agricoles (70%) ou boisées (20%) et près de 23 000 km de couloirs de lignes traversent des espaces naturels protégés.
La préservation et le développement de la biodiversité constituent un axe fort de la politique environnementale de l’entreprise. Cet engagement est reconnu au titre de la « Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020 » par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.

A fin septembre 2017, RTE a aménagé 847 hectares de superficie (en moyenne + 100 ha/ an) favorable à la biodiversité. Ces aménagements réalisés au travers de partenariats avec les acteurs locaux renforcent l’ancrage territorial de l’entreprise.

Le rapport de gestion de RTE contient la totalité des informations relatives au développement durable.