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Des capacités d’échanges en hausse

Les capacités disponibles en moyenne sur l’année continuent leur hausse avec 2 525 MW en export et 2 300 MW en import. Elles augmentent en particulier dans le sens Espagne vers France, grâce à l’installation d’un nouveau transformateur déphaseur sur le site d’Arkale, côté espagnol. Cet ouvrage, qui permet une meilleure régulation des transits, est pris en compte opérationnellement par RTE et son homologue espagnol REE à partir du mois de juillet.
En savoir plus grâce à l’article: RTE et REE main dans la main.

A noter également qu’à la différence des autres frontières, le calcul de capacité sur France-Espagne est effectué à l’échéance hebdomadaire et non en J-2, ce qui a tendance à augmenter le nombre de contraintes détectées en temps réel. Ces dernières doivent être résorbées par une procédure de « countertrading », c’est-à-dire un échange réalisé entre les deux gestionnaires de réseau de transport dans le sens contraire des échanges commerciaux contraignants, de façon à diminuer le flux global. Cette action entraine des déséquilibres qui doivent ensuite être compensés sur le mécanisme d’ajustement. La méthodologie de calcul de capacité sur cette frontière va cependant être améliorée prochainement.

Malgré les augmentations de capacité, l’interconnexion reste saturée 75% du temps, en hausse par rapport à 2016 (mais toutefois moins qu’avant la mise en service de Baixas-Santa Llogaia). Une nouvelle ligne est en projet dans le Golfe de Gascogne, afin de limiter cette saturation et de faciliter l’intégration de la péninsule ibérique au sein du système électrique européen.

Un solde exportateur record

Mis à part les mois de janvier et novembre où la France est importatrice, le solde des échanges est fortement exportateur et atteint une valeur record de 12,5 TWh contre 7,8 TWh pour 2016. Cela peut s’expliquer en partie par une faible production hydraulique en Espagne et un prix du gaz plus élevé.